Imaginez un jour, un reve auquel vous n'aviez pas songé.
Moi comme un certain nombre de personne le savent je suis fan de l'OM, eh bien hier le 4 février, j'ai vu Pape Diouf (ok bcp ne connaissent pas) c'est "juste" le président de l'OM en place actuellement.
Et Où ca? Simplement à notre étage de cours à l'IUT de Tours où il est venu faire une conférence et une interview dans une salle radio du 4eme étage. Il a pris l'ascenseur, Et là vous vous dites ben tu lui as pas parlé?? Si "Bonjour"!! Mais que dire à qqn qu'on aimerait rencontrer mais qu'on ne pense vraiment pas croiser là au hasard d'un couloir de cours...Voila petit récit de ces qq secondes avec un dirigeant de l'OM...
Le président de l'OM participait, hier, à une conférence organisée par l'IUT de Tours sur le thème « L'information sportive est-elle en crise ? »
Qui ignore, aujourd'hui, que Pape Diouf est l'actuel président délégué de l'Olympique de Marseille ? Mais beaucoup moins nombreux sont ceux qui savent qu'avant d'être dirigeant il a été agent de joueurs et, bien avant encore, qu'il a exercé le métier de journaliste.
Or, c'est justement parce qu'il a été journaliste, en plus de ses autres activités, que sa présence à l'IUT de Tours était des plus intéressantes pour aborder le thème de l'information sportive, en crise ou pas.
Tout d'abord accueilli dans le studio radio de l'IUT, Pape Diouf est intervenu sur des questions comme la baisse des spectateurs dans les stades, les groupes de supporters ou encore la formation à la française dont il a déploré le système qui permet à un jeune footballeur de répondre aux sirènes des plus grand clubs européens, avant même d'avoir signé son premier contrat professionnel.
Dans un deuxième temps, passant à la conférence, Pape Diouf a évoqué le bouleversement qu'a connu la presse sportive au fil des années : « Il y a encore 20-30 ans, on était seulement 3 ou 4 journalistes à suivre l'OM. Aujourd'hui, la salle de presse est pleine deux fois par semaine. Et comme la tendance est au scoop, il existe une vraie course à l'information. Ce qui entraîne malheureusement des dérapages et des surenchères. »
Questionné par les étudiants sur des sujets concernant la presse, le football, les salaires, les droits télé, le dirigent marseillais est resté fidèle à lui-même. Prônant des valeurs morales.
« L'homme que j'étais, en tant que journaliste, n'a jamais changé », devait-il affirmer. Avant d'avouer : « Si Le Sport (le concurrent de L'Équipe auquel il collaborait) était resté en vie, je pense que je serais toujours journaliste. »
Au fil des questions Pape Diouf a enfilé tour à tour ses différents costumes. L'ancien journaliste : « La presse sportive doit revoir ses fondements. » L'ex-agent de joueur : « J'ai commencé quand Basile Boli, entre autres, m'a demandé de l'aider. » Le président de l'OM : « Il est vrai que nous, les dirigeants, on ne facilite pas toujours le rôle des arbitres. »
Interrogé sur les rapports entre joueurs et médias, le président a indiqué qu'il ne se passe pas de jour sans qu'il soit scandalisé. Il a insisté sur la notion d'honnêteté qui doit être la règle dans le métier. Ce qui lui a valu les applaudissements des étudiants en journalisme.
Correspondant NR : Julien Desfrene
la Nouvelle République